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La relation soignant-soigné, une relation bien particulière ? Comment se caractérise-t-elle ? Observations Différentes observations ou études plus ou moins proches de nous ont été menées et permettent de mieux la caractériser. Sondage (1985) Norman Cousins (1985) a réalisé un sondage par courrier aux USA auprès de 1000 personnes. Les questions étaient les suivantes :
782 ont signalé avoir changé de médecin généraliste. Les reproches les plus souvent formulés comme motifs de ce changement étaient catégorisés dans la rubrique « relations médecin/malade ». Les thèmes dominants étaient le contact difficile, la froideur, la distance, le manque de sympathie, le manque de respect, l'impression pour le patient ne pas être pris au sérieux, etc. (51,7%). En second lieu venait l'incompétence du somaticien (40,2%) et en troisième, le manque de disponibilité (27,8%). En 1995, une importante enquête internationale a été menée dans 8 pays (Norvège, Suède, Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal, Allemagne et Israël).
6464 questionnaires ont été délivrés et 55% de réponses ont été obtenues. Peu de différences entre pays apparaissent. Il y a un large consensus sur les aspects à privilégier, à savoir, la qualité de la relation médecin-patient, l'information et l'accompagnement, la disponibilité et l'accessibilité. Ces éléments semblent largement universels et indépendants du pays, du système de santé et de la culture. Le Mouvement ACIH (en Belgique) a également relevé des difficultés et des attentes de ses membres dans le cadre de la relation de soins. Quelques difficultés mentionnées :
D'autres études montrent que moins d'un tiers des patients expriment leurs préoccupations et leurs questions à leur médecin pendant les consultations. Alors que lorsque les professionnels de la santé parlent de leur pratique, ils estiment en général répondre aux questions posées par les patients. Ceux-ci ne le ressentent pas toujours de cette manière.
Les attentes mises en évidence
Plusieurs concepts ou éléments nous semblent importants pour mieux comprendre cette relation particulière :
Le patient est en situation de fragilité Le patient est hypersensibilisé aux rapports à autrui et particulièrement aux soignants parce que la souffrance, l'angoisse font que le vécu s'intensifie et se répercute sur soi et sur l'autre. Le patient est dépendant des soignants pour les nécessités du diagnostic, du traitement, des soins. La moindre ajoute à la souffrance, à la maladie... si elle semble provenir non de la nature de la situation mais plutôt d'une négligence, d'un manque de considération, d'une agressivité de soignants... fait souffrir terriblement le patient. Il suffit d'une légère atteinte pour que le mal soit extrême. Bénédicte: « Il ne m'a jamais dit un mot gentil. Il ne m'a juste rien dit. Quand Aglaë est sortie... il a tout de suite pris le bébé, il ne m'a pas dit que c'était une fille. Il ne m'a pas dit : " Oui, c'est une petite fille " ou "Elle a tous ses membres ", "Il ne m'a pas dit qu'elle allait bien . Alors, je suis restée toute seule avec lui, pendant le temps qu'il me recouse. C'était horrible. »
Il est difficile d'établir des relations patients-professionnels de la santé satisfaisantes. Si l'on se focalise souvent sur le vécu et les difficultés des patients, on ne peut nier que des difficultés existent aussi du côté des professionnels. Ils peuvent ressentir, dans la relation avec les patients, malaise, inquiétude, irritation, sentiment d'échec . Il n'est pas aisé de rester à tout moment calme, compréhensif, soutenant, accueillant... lorsque l'on se sent soi-même énervé, stressé, découragé, inquiet... Un préalable indispensable est de reconnaître la difficulté, pour les deux partenaires, d'établir une relation satisfaisante et équilibrée. |
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Centre d'Education du Patient - 4, rue fond de la biche - 5530 Godinne - Belgium - Plan d'accès |
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